A la volerie
A la volerie
Au cœur d’ mon ptit pays d’Anjou
Ya une rivière qui déambule
Elle se tortille un peu partout
Un peu comme la queue d’ Bidibulle
Bienvenus sur les bords du Layon
Juste au pied d’un coteau tout blanc
C’est là qu’ils ont mis leur maison
Pour toutes leurs vaches et leurs enfants
Marie-Joseph habite ici
Et son petit fief c’est la Volerie
Et comme Henri c’est son mari,
C’est là qu’il habite lui aussi
Mais ya plus d’ vaches à la Volerie
Et les cochons, bah y’en a plus
Quant aux enfants ils sont partis
Et les génisses ont disparu
Mais ya encore d’ quoi s’occuper
Avec les poules et les lapins
Les cannes, les oies et les œufs frais
Les chats, les ch’vaux et puis le chien
Marie-Joseph n’est plus toute jeune
Et l’ père Henri est fatigué
Pourtant cette brave Marie-J’ordonne
Parvient encore à tout gérer
Elle est coriace et endurcie
Et popote mieux qu’ toutes les mémés
Henri fonctionne au ralenti
Mais il aime se faire taquiner
Et comme c’est un grand paysan
Marie-Jospeh a neuf enfants
C’est normal que dans leur jardin
Les roses et les choux ça pousse bien
Et quand on a autant d’ gamins
On a tout plein de ptits enfants
C’ qui fait qu’ ya tout plein d’ va et vient
Au pied de ce coteau tout blanc
Marie-Joseph c’est ma mamie
Et donc Henri c’est mon Papy
Mais j’ vais jamais les visiter
Ne s’rait-ce que pour boire le café
Faut dire qu’ je vis loin à présent
Mais même avant j’y allais pas
J’ai du mal avec ces choses là
Pourtant j’ les aime mes grands parents
J’ leur ai promis et je s’rai là
Mais ça m’a déstabilisée
Que ma mamie me parle de ça
De c’ qui pourrait leur arriver
Mais tout va bien à la Volerie
Puisqu’il parait que mon papy
Passe tout son temps dans l’ jardin
Il veut ptete nous r’faire un gamin !
Soline, le dimanche 9 octobre 2005 à 19h53
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