Cocotte

Publié le par Soline

Cocotte
 
 
C'était l' jour de Noël
C’était tout juste après l’ repas
L’heure où tout l’ monde s’emmerde
L’heure où tout l’ monde s’en va
 
Il a filé dans sa chambre
Comme un gosse qu’on punit
En ce 25 décembre
Pour jouer au tchat... et à la souris
 
Et comme tu jouais aussi
Il a fait coucou à ta f’nêtre
Il était sur de lui
Même un peu trop peut-être 
 
C’était surement l’ chéri
Qu’ t’avais commandé pour Noël
Le fameux homme de ta vie
Beau gosse... avec une grosse cervelle
 
Vous avez discuté
Pendant au moins une heure vingt trois
Il voulait t’ rencontrer
Ce soir... t’invite au cinéma
 
Vous vous êtes appréciés
Une demieure autour d’une poubelle
Rendez-vous parfumé
A peine conventionnel
 
Passons sur la séance
Que fatal’ment t’as appréciée
De toute façon en l’occurence
Le film tu t’en foutais
 
Une fois l’ film terminé
Il t’a classieusement invitée
Chez lui pour discuter...
Devant... une petite tasse de thé
 
T’es pas l’genre de nana
A boire un thé dès l’ premier soir
Désolée mais j’ peux pas
J’dois rentrer... il est tard
 
Il t’a saluée en souriant
Bien qu’un peu dégouté
Et a conclu en disant...
J’ vais t’ laisser l’ soin... de me rapp’ler
 
T’es rentrée toute guillerette
Même que c’ soir là, il a neigé
Bien installée sur ta banquette
T’as mis l’ sachet à infuser
 
T’as attendu pour le rapp’ler
Pour pas qu’il croit qu’ t’ avais craquée
Là, il t’invite pour le dîner
Et toi t’arrives... toute fraiche épilée !
 
Un ptit repas sucré-salé
Eclairé aux bougies
Il a fini par t’embrasser
C’était cucu...  mais tell’ment « mimi »
 
Il a voulu savoir
C’ que, tu attendais d’ lui
Il voulait pas un truc d’un soir
Mais un truc pour la vie
 
Il t’a mise au courant
Qu’il n’y aurait pas d’ pénétration
Que vous aviez tout votre temps
Avant... d’ vous trifouiller le goujon
 
Il t’appelait tous les jours
T’es vite passée à la casserole
Te reprochait sans détour
De ne pas être... assez pot d’ colle
 
T’étais comblée et proche de lui
Tu l’écoutais te raconter
Comment il larguait ses chéries
Qu’il avait eues en quantité
 
C’était pas l’ genre très courageux
C’était plutôt je disparais
Alors tu trouvais ça dégueux
Et tu le lui disais
 
Il ajoutait en rigolant
Cocotte, faudra pas t’inquitéter
Si j’ t’appelle pas deux jours durant
Et ça l’ faisait marrer
 
Finalement... tu n’y as pas échappé
Ton heure a fini par sonner
Ton portable quant à lui...
N’a plus beaucoup fait d’ bruit !
 
L’homme de ta vie s’est barré.
Pour te narguer, j’ajout’rai même
Que tu t’es fait manipuler
Dans tous les sens du sperme
 
En conclusion d’ cette ptite histoire
Le prince charmant faut pas y croire
Quand c’est trop bon et trop parfait
C’est qu’ c’est un con et un boulet !
 
 
Soline, le dimanche 13 février 2005 à 16h34.
 
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Publié dans Chansons

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T
intéressante analyse du phénoméne prince charmant.<br /> Et même avec un chromosome Y, j'apprécie la description.
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